Réseaux sociaux et médiation en entreprise

Les RS (réseaux sociaux) jouent un rôle de médiation pour prolonger l’expérience client au-delà du point de vente. Pourtant, beaucoup d’entreprises marocaines ont une politique stricte interdisant l’usage des RS par les employés, qui sont pourtant les porte-parole de l’entreprise. Elles gagneraient à concevoir les RS comme une nouvelle forme de lien social permettant à la fois d’améliorer la qualité de vie et la productivité des salariés. La vraie question aujourd’hui est plutôt de savoir comment intégrer les RS à la stratégie globale de l’entreprise pour la création de valeur pour l’ensemble des stakeholders.

Que communiquent les entreprises sur le capital immatèriel ?

Les rapports internationaux comme les recherches académiques et professionnelles s’accordent à dire que les principaux facteurs de création de valeur des entreprises sont invisibles. Les modèles comptables et de communication financière actuels semblent être déconnectés de la réalité économique des entreprises et ne permettent pas de rendre compte de leur richesse immatérielle : les connaissances, la mobilisation des collaborateurs, l’apprentissage, l’innovation, l’organisation, la fidélité des clients, etc. Ce papier se propose d’aborder les principaux enjeux et défis comptables, managériaux et communicationnels des actifs immatériels pour les entreprises.

Web social et e-réputation : les nouvelles e-règles du jeu

Avec l’émergence du Web 2.0 et l’avènement des réseaux sociaux,
l’e-réputation est devenue un enjeu stratégique majeur pour l’entreprise et l’objet d’une importante médiatisation. Compte tenu de la rapidité avec laquelle circule l’information et de la multiplication de ses sources, celle-ci doit faire face à l’inévitable perte de contrôle de ce qui se dit sur Internet à propos de sa marque et de son image. Face à la profusion d’informations qui en découle, quels sont les enjeux et les risques de l’e-réputation ? Est-il toujours possible pour les entreprises de contrôler leur e-réputation ? Et comment peuvent-elles le faire ?

Que devient le journalisme à l’ère des transformations médiatiques ?

Qu’en est-il au juste du devenir du métier (le journalisme) en ces temps de rapide transformation du champ et de l’écosystème qui l’englobe (les médias) ? Les aspects de réponse au niveau local sont imbriqués dans un contexte de mondialisation encore plus confus. Le chantier est certes ouvert, mais sans offre crédible pour y répondre, du moins pour l’instant.

Entreprise et cité : une approche politique

L’entreprise n’existe que par les institutions qui ont permis sa naissance ; son activité n’existe et ne se développe que par les ressources communes. Ainsi, une approche politique de l’entreprise dans la Cité est incontournable et suppose une intervention étatique ou interétatique, par des normes substantielles nationales ou internationales universellement reconnues.

Entretien avec Olivien Mongin : Une urbanisation en mal d’urbanité ?

Olivier Mongin compte parmi les plus éminents intellectuels français. Ses travaux académiques se sont focalisés sur la question de la Cité. Son thème de prédilection est la ville. Il analyse ses différentes manifestations avec la vision particulière du philosophe urbaniste. D’après lui, la mondialisation est avant tout urbaine. La ville est désormais un gigantesque accélérateur de trajectoires individuelles. Soumise aux impératifs de la vitesse, « la ville des flux » perd progressivement son attache avec le territoire. L’approche économique de la mondialisation contemporaine occulte la révolution technologique qui réorganise les rapports entre le global et le local, ainsi que la vitesse de l’urbanisation indissociable des mouvements migratoires hétérogènes. Pour Olivier Mongin, la troisième mondialisation est celle d’une urbanisation globalisée où la montée en puissance de quelques gigantesques mégapoles s’accompagne d’un éparpillement. L’urbain généralisé, c’est surtout un monde de réseaux, de connexions, de multipolarités. Pour résister à ce grand cyclone, Il faut renverser ses tendances lourdes. « Alors que les flux sont plus forts que les lieux, faisons des lieux qui résistent aux flux ! », dit-il. En somme, cette synthèse très lapidaire ne peut dispenser de la lecture du travail de dissection extraordinaire – dans l’espace et le temps – qu’Olivier Mongin a fait à travers ses ouvrages.

Localisation des activités et dynamiques des villes

Les relations complexes entre les entreprises et leur territoire d’implantation constituent un enjeu stratégique pour le développement économique. Cette contribution cherche à les élucider, du point de vue de la théorie économique spatiale, par l’analyse de la formation des villes, des logiques économiques à l’œuvre et de l’impact des comportements de localisation des entreprises sur la dynamique de ces territoires.

La ville responsable, enjeux et évaluation

La cité est réputée être à la fois un acteur et un lieu de médiation sociale. Or, cette médiation passe d’abord par la reconnaissance de sa responsabilité sociale. Cet article entend explorer la contribution que la notion de responsabilité sociale de la ville peut apporter aux programmes politiques, aux projets d’aménagement, d’investissements et de financement, et aux réseaux de coopération en faveur du développement durable.

De l’influence du developpement durable sur les labels des villes

Les enjeux contemporains ne peuvent plus être questionnés à partir d’une approche sectorielle, mais par des approches plus transversales. L’inscription dans un label territorial relève d’une démarche volontaire de la ville qui doit, selon les labels, tendre vers un ensemble de critères. Dans cet article, l’auteur axe l’analyse sur la labellisation en tant que référentiel à l’action et sur le label en tant que dispositif écosystémique de la communication.

Transform companies to solve social problems

En s’appuyant sur des recherches menées au Maroc et au Royaume-Uni sur les organisations et services à but non lucratif, Shana Cohen suggère que les politiques doivent se concentrer autant sur le développement des petites et micro-entreprises offrant des solutions au chômage, aux problèmes locaux et nationaux, qu’au besoin d’appartenance sociale pour les couches et personnes concernées. C’est qu’au Maroc et ailleurs, l’État n’est plus capable d’établir les ponts nécessaires entre les circonstances matérielles, individuelles et l’identité collective. L’auteur estime, sur la base d’une longue expérience, que les nouvelles formes de petites et micro-entreprises peuvent relier l’expérience d’appartenance sociale, à savoir la citoyenneté, à l’emploi et à la mobilité sociale en raison de leur capacité à générer des emplois. Mais pour ce faire, ce sont les organismes à but non lucratif qui peuvent les aider dans la quête de nouvelles formes et de nouveaux objectifs. Les organismes à but non lucratif sont des prestataires de services capables de réagir rapidement et de façon plus intensive que les institutions et les organismes publics. (2015, 2162) De plus, « seuls parmi les institutions sociétales, ils sont capables de mobiliser l’initiative individuelle pour le bien public ». Cette caractéristique les différencie des institutions de marché, qui mobilisent l’initiative individuelle, et des institutions gouvernementales, qui poursuivent le bien public mais le font par l’action collective.

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