Quelle gouvernance pour un meilleur impact socio-économique ?

Ce billet est le 2ème tiré des travaux présentés au jury du prix 2018 de la meilleure thèse de doctorat du FamilyFirm Institute.

En raison de leur poids dans l’économie mondiale, les entreprises familiales sont probablement les structures les plus à-même de venir en aide aux dirigeants de ce monde pour faire face aux problématiques sociales auxquelles ils sont confrontés (Van Gils& al., 2014). Cependant, l’immense hétérogénéité des entreprises familiales, y compris à l’échelle marocaine, fait que ce n’est pas toujours un ensemble socialement performant.

Équité dans les entreprises familiales : Comment faire ?

L’avantage de faire partie du jury du prix de la meilleure thèse de doctorat du Family Firm Institute est de me permettre de lire et donc de partager ou commenter des recherches récentes sur les problématiques auxquelles sont confrontées les entreprises familiales.

L’idée est donc de profiter de ce blog pour partager ces avancées de la recherche, et de les mettre en perspective par rapport à la situation au Maroc.

Femmes entrepreneurs

Evoquer le 8 mars les femmes entrepreneurs est un classique ! Pourtant aujourd’hui j’ai eu envie de zoomer sur deux publications récentes. La première, sur la difficulté des jeunes femmes, qui sont propulsées à la tête de l’entreprise familiale dans des secteurs d’activité très masculins (transport, industrie lourde..)

 

Les Intentions Entrepreneuriales à l’étude

L’édition 2016 de « Global University Entrepreneurial Spirit’s Survey[1] » vient d’être publiée et couvre cette année 50 pays à travers le monde, dont le Maroc (données collectées par une équipe de l’université Abdelmalek Essaâdi à Tanger et Tetouan). Cette étude est réalisée auprès d’étudiants universitaires et est destinée à identifier, comprendre et analyser leurs intentions entrepreneuriales, c’est-à-dire leur volonté de créer leur propre entreprise à l’issue de leurs études.

Les femmes invisibles

La journée internationale de la fille (le 11 octobre) nous rappelle, si c’est nécessaire, que la situation des filles dans le monde est encore fragile et que l’accès à l’éducation, l’emploi ou les postes de direction reste très inégal.

Cela m’a amené à réfléchir au rôle des femmes dans nos entreprises familiales. Et là, comme ailleurs, la marge de progression est significative.

A parts égales[1]

L’entreprise familiale est au coeur du dernier roman de Joanna Trollope, auteur britannique contemporain, dont le titre original ne trompe pas. « Balancing Act » ou comment équilibrer sa vie de famille et sa vie professionnelle, quand l’entreprise c’est la famille, et la famille c’est l’entreprise !

TABASCO : une saga familiale

La petite bouteille rouge qui se cache dans chacune de nos cuisines est le résultat d’une saga familiale digne des plus grands romans du genre. L’histoire démarre en 1867 dans les bayous du sud de la Louisiane. L’inventeur du Tabasco, Edmund McIlhenny lance le produit commercialement en 1868, à la sortie de la guerre civile, en le vendant dans d’anciennes bouteilles d’eau de cologne. Non seulement, il crée la sauce rouge que nous connaissons, mais il est à l’origine d’une nouvelle catégorie de produits alimentaires : « les sauces épicées ».

Comment réussir la succession en entreprise familiale ?

La transmission de l’entreprise familiale est complexe.  Elle implique à la fois le transfert de pouvoir de décision, de l’expérience et de la propriété.

Ces transferts ne se produisent pas simultanément et ne sont pas toujours en corrélation. Généralement, l’expérience est transmise bien avant le pouvoir de décision et la propriété. Toutefois, elle n’est pas toujours la clé de transmission des deux autres éléments. Ce n’est pas parce qu’il y a eu transfert de compétences qu’il y a forcément succès de la succession.

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